Hier, nous avons résolu de nous promener. Aussitôt dit, aussitôt fait.

(enfin… le temps d’habiller bébé, de préparer son biberon, sa compote, sa couche, sa poussette, de le mettre dans son cosy, de coincer le tout dans la voiture, de m’habiller moi-même, de mettre mes lentilles, mes chaussures, ma veste – dont je changeai 3 fois « il fait chaud ? un peu chaud ? bon mais avec du vent ? pas si chaud que ça ? », de rassembler mes cheveux en touffe, de préparer mon sac, avec mes lunettes de soleil, mon porte-feuille, mais pas mes bons de réducs Phildar parce que y’en a pas où je vais et puis que la prochaine virée ce sera pour Elle tricote à Strasbourg… où en étais-je… Il avait fallu motiver monsieur aussi…)

Bref ni une ni deux, à 13h30 (euh…15h) nous étions dans la charrette. Combien de km au compteur de la charrette ? 100 000 à droite… ridicule ! 200 000 derrière…une broutille ! Ben non 320 000 bornes ! Punaise je dois avoir le seul mec au monde qui ne voit pas la différence entre une Clio et une R19 et qui se contrefiche de rouler avec la voiture la plus vieille, pourrie et sale d’Alsace.

Cela dit, je m’en fiche un peu aussi.

Donc arrivés à destination, nous nous promenons nonchalamment (c’est-à-dire sans coincer les roues du carrosse de bébé dans les pavés) lorsque j’aperçois un tas de petits trucs en osier dans une devanture. J’approche, et je me fais héler par le vendeur qui me fait entrer. Et là, alors que je n’y croyais plus, que j’avais longtemps cherché,épuisant mon énergie et mon réservoir à essence, je la vois, elle, elle que je veux et que je n’attendais pas là.

Elle si belle et majestueuse et surtout improbable au milieu de ce magasin : la malle à pelotes. En plus doublée. Car mon mari m’avait dit « Prends une malle doublée sinon les pelotes vont rester accrochées dans l’osier » Trop fort…

Le vendeur, devinant l’étincelle jaillir de mes yeux lorsque je vois le prix, très correct par rapport à d’autres malles moins grandes et moins belles et PAS doublées, sort chercher mon mari et le fait hisser la poussette au dessus des  marches du palier. En le voyant s’élancer, je lui avais bien crié « Mais c’est moi qui ai la carte de crédit » sous les yeux ahuris du  « Djeuns » en baggies qui lui servait d’apprenti, mais il n’en eut cure : la taille de la malle augurait d’un achat familial.

Bref, je la fis réserver et, plus tard, après la ballade, nous rentrâmes avec la malle dans notre voiture (L’apprenti nous a aidé à rejoindre le lointain parking avec la grosse malle et nous a dit…. J’ose à peine l’écrire… qu’elle est en bananier)

A peine rentrée, moi qui déteste ranger (sauf les livres et les pelotes), j’ai tout bien mis mes pelotes dedans et voilà ! MA malle (85 cm x 45 x 45 : ben non je n’ai toujours pas d’appareil numérique pour vous montrer) trône dans le salon.

Suis super contente ! Faut pas grand-chose !